" On oublie pourtant
Qu'un jour on s'est aimé,
Qu'un jour on a vécu,
Que la vie est passée,
Que le passé n'est plus
Qu'un jour on s'est aimé
Que ce jour n'est plus
Qu'une postérité
Noyée dans l'inconnu... " Damien Saez
- Un Manque
- 18 Mai 2008 à 22h30
- J'éprouve un manque quotidien, qui ne s'efface pas, et je sais pertinemment qu'il ne s'effacera plus de toute manière. J'espère que ça passe, puis je me rend compte que ça ne passera pas.
Et puis je rêve, je me repasse les mêmes scènes, que je ne veux pas oublier, des centaines et des centaines de fois dans ma tête. Je met à espérer pouvoir entendre, voir, ce qui me manque le plus alors que je sais aussi que c'est impossible, et puis ça devient trop, trop long, trop dur. J'envisage ce que je n'aurai jamais imaginé envisager, je m'imagines déjà morte, un cadavre a côté du sien...
j'essaie, (...)
- On me dit que la vie est belle .
- 12 Mai 2008 à 23h54
- Y'a des jours que je pourrai passer à écrire, écrire sur moi , sur ceux qui rentrent et sortent sans arrêt de ma vie et sur vous inconnu que j'observe en silence, que j'envie parfois ..
Et par moment, je n'arrive pas, je n'arrive plus à écrire le moindre sentiment sur papier comme si les mots s'envolaient et me laissent seule sans moyen pour m'évader . C'est comme un défi : affronter ma souffrance .
Cette souffrance qui me tue. Une blessure à vie, une cicatrice qui s'effacera avec le temps mais qui pourtant sera toujours là dans l'ombre ...
Dans deux semaines c'est son anniversaire (...)
- A vous, Inconnu .
- 7 Mai 2008 à 14h02
- Vous savez en ce moment , ça ne va pas .
Non je reprend . Vous ne savez pas , vous ne pouvez pas savoir .
Mais je vais vous le raconter , comme quelqu'un qui dicte son histoire, à vous inconnu ou non .
Parce que dans le silence, on est sans défense. Alors maintenant, j'essaie les mots, ça ne pourra pas être pire. Qui sait si , en parlant, je ne vais pas délester de la douleur entassée ? Un peu .
Pourquoi vous écrire à vous, me diriez-vous ? Mais parce que des paroles sans destinataire ne sont pas vraiment des paroles. Sans écho, elles se perdent. C'est comme si elles n'avaient (...)
